L’association française pour les enfants précoces ouvre une antenne dans l’Eure (AFEP)
L’association a été créée pour venir en aide aux enfants intellectuellement précoces et à leurs parents. Les bénévoles accompagnent les familles lors de permanences téléphoniques, de réunions d’information et d’entretiens individuels. Elle oriente les parents en fonction des besoins vers des professionnels : pédiatres, psychiatres, psychologues, orthophonistes, graphothérapeutes, psychomotriciens...
Elle anime des groupes de parole pour les parents et des groupes de réflexion et de soutien pour enfants et adolescents.
L’association assure, à la demande des parents, la médiation avec les enseignants et les aides pour la constitution de dossiers pour les commissions d’appel.
Pour tout renseignement :
Valérie Henry
Présidente AFEP EURE
70 Grande Rue
27730 BUEIL
tel :
afep27@yahoo.fr
Un site très informé est à la disposition des internautes : w.w.afep.asso.fr
Témoignage d’un parent
Le témoignage ci-dessous est intéressant à double titre :
la délicatesse des parents pour présenter la différence de leur enfant à l’enseignant
l’explication pleine d’humour de la gestion de l’ « extrascolaire » et de la précocité de l’enfant.
Cette précocité n’est ni un atout ni un handicap, mais la comprendre pour bien guider son enfant est fondamental.
"Notre fils, Marin, est en CM1 et a 8 ans.
Sa précocité a été mise à jour lors de son arrivée en CP. Situation classique du précoce sachant lire sans en avoir auparavant averti son entourage (quoi de plus normal ?).
Il est depuis avec des enfants plus âgés d’un an.
L’avantage que nous avons est sa forte précocité du côté de la verbalisation. Le flot, une fois canalisé, lui permet d’optimiser une socialisation qui pourrait lui faire défaut.
Nous avons axé notre travail d’accompagnement sur deux points :
la communication aux enseignants ,
les activités périscolaires.
Du côté des enseignants :
Nous avons (préparé) un dossier que nous donnons à chaque rentrée à l’enseignant lors d’un rendez-vous. Ce dossier contient un premier document décrivant ce qu’est un enfant précoce… Il nous permet d’établir avec l’enseignant un dialogue positif et constructif.
Nous y joignons… :
les diverses références au B.O. histoire de donner à notre démarche un cadre institutionnel,
le bilan effectué lors du passage du WISC.
Notre discours est simple et en aucun cas agressif. Jusqu’à présent les trois professeurs que nous avons rencontrés ignoraient tout des EIP.
Sans exiger trop, nous faisons passer un message : Marin est émotif.
Marin possède un humour certain qui n’est pas courant chez un enfant de 8 ans et peut déranger un adulte non averti.
Marin a soif d’apprendre tout le temps et en tout lieu.
Néanmoins, Marin a un besoin particulier d’apprendre à écouter les autres et à travailler avec les autres. C’est sur ce point que nous insistons particulièrement.
Et en gros c’est tout…Mais tout cela est normal chez un EIP.
Sans en ajouter, le message va faire son chemin et c’est ce qui compte. Plus ou moins consciemment, se loge dans l’esprit de l’enseignant que cet enfant à une particularité qu’il faut gérer en tant que telle.
De mon point de vue, il n’est pas nécessaire d’aller plus loin ; cela pourrait être pris pour de l’ingérence et serait contre productif.
Depuis le début de la scolarité de Marin, nous n’avons qu’un indicateur : Le plaisir qu’il prend à aller à l’école. Point. Rien d’autre ne devrait compter. So far, so good !
Il a certes peu d’amis mais nous faisons le maximum pour entretenir ses quelques amitiés.
Et si ça ne va plus, nous aviserons.
Du côté des activités périscolaires.
Nous sommes un peu obnubilés par ce besoin d’apprendre à Marin la vie en collectivité, pour que jamais il se sente un tant soit peu rejeté.
Après avoir tenté une inscription au Conservatoire de notre quartier (impossible ou presque quand les deux parents travaillent…). Marin s’est dirigé vers l’escrime. Ce sport lui convient parfaitement : discipline sévère, sport individuel et par équipe, respect des règles et de son adversaire, etc.
Depuis cette année, il y a ajouté des cours de théâtre. Nous pensions depuis longtemps qu’il adorerait, mais il ne voulait pas en entendre parler (une peur inouïe d’oublier son texte…(sic) ).
Il a accepté d’essayer 5 séances à la rentrée et ça a été le coup de foudre. Sa capacité à apprendre un texte est telle (nous le savions mais lui ne s’en rend pas compte - normal...) qu’il peut donner toute son énergie à l’interprétation. En outre, il est probable que les enfants lui renvoient une image positive qui peut lui faire défaut à l’école (ou il peut paraître un peu bizarre).
Que penser de sa précocité ?
Nous ne prenons pas sa précocité comme une chance ou un handicap. C’est un élément avec lequel il faut compter dans notre but : faire de Marin un futur adulte épanoui et responsable.
Pour ce faire, nous travaillons au quotidien à ce que Marin ait une image de lui positive tout en alliant un profond respect pour son entourage.
C’est sur ce subtil équilibre que nous fondons notre conviction.
Note de l’AFEP : les responsables des antennes régionales mettent à disposition des parents une documentation de présentation des EIP destinée à favoriser le contact famille-école.
Vous pouvez consulter notre fiche thématique : (20) Les enfants précoces

